De toutes les révolutions médicales, le
traitement de l’hépatite C restera parmi les plus
marquantes. Avec l’arrivée des AADs de
dernière génération, l’hépatite C est ainsi
passée d’une maladie chronique difficile à
guérir, au prix d’effets secondaires majeurs, à
une maladie avec un taux de guérison de plus de
95% en quelques semaines grâce à des
traitements mieux tolérés ⁽¹⁾. Ce changement de
paradigme dans la prise en charge de l’hépatite
C permet d’envisager aujourd’hui l’élimination
de l’infection par le VHC.
Au niveau individuel, le traitement de l’hépatite
C a pour objectif l’obtention d’une guérison
virologique. Ainsi, une prise en charge adaptée à
chaque patient doit pouvoir être proposée. Avec
l’ouverture récente de la prescription des AADs
en ville, un parcours simplifié peut être réalisé
au plus proche du lieu de vie du patient, en
l’absence de certaines comorbidités ⁽²⁾.
Le diagnostic de maladie hépatique sévère est écarté si :
Que doit indiquer l’ordonnance de bilan initial ?
Ces stratégies peuvent être utilisées en prenant en compte les interactions médicamenteuses.
Avant de débuter le traitement : (2)
STRATÉGIES THÉRAPEUTIQUES PANGÉNOTYPIQUES À PRIVILÉGIER (3)
Que doit indiquer l’ordonnance de suivi 12 semaines après la fin du traitement ?
Lors de la 1 re prescription :
Objectif du traitement : éliminer le virus de l’hépatite C de l’organisme. 5
Pendant le traitement :
Encourager l’observance du traitement : le traitement doit être pris sans interruption et ne doit pas être arrêté sans l’accord du médecin. 5
Rappeler la conduite à tenir vis-à-vis de son entourage : ne pas partager les objets personnels pouvant être en contact avec du sang. 6
Le préservatif est recommandé entre partenaires sexuels en cas de présence de sang. 6
Informer sur la survenue d’éventuels effets indésirables.
Après le traitement :
Les patients doivent être informés de la persistance des anticorps anti-VHC après guérison virologique. 2
La persistance de comportements à risque (usagers de drogues actifs, comportements sexuels à risque) expose au risque de réinfection. Chez ces patients, une recherche quantitative régulière de l’ARN du VHC doit être proposée. 2
POUR EN SAVOIR PLUS
Ac : Anticorps ; Ag : Antigène ; ALAT : Alanine aminotransférase ; ARN : Acide ribonucléique ; ASAT : Aspartate aminotransférase ; DFGe : Débit de filtration glomérulaire estimé ; GGT : Gamma-glutamyltranspeptidase ; HAS : Haute autorité de santé ; NFS : Numération formule sanguine ; PCR : Polymerase chain reaction ; VHB : Virus de l’hépatite B ; VHC : Virus de l’hépatite C ; VIH : Virus de l’immunodéficience humaine.
Références :
FR-UNB-1118 - Décembre 2025