Environ 222 000 décès dans le monde imputables au VHC (1)
2e cause d’indication à la transplantation hépatique en Europe (2)
Les experts prennent la parole pour nous partager leur vision sur l’élimination du VHC et sur la mise en place de projets de micro-élimination :
L’élimination est définie comme une diminution de 90 % des nouvelles infections, associée à une réduction de la mortalité liée au VHC de 65 % (3).
L’Organisation Mondiale de la Santé a fixé cet objectif pour 2030 (1,3).
Pour ne pas manquer le rendez-vous de l’élimination du VHC en 2030, l’AFEF (Association Française pour l’Etude du Foie) propose de maintenir l’élimination du VHC comme objectif prioritaire de santé publique jusqu’en 2030, d’améliorer les stratégies de dépistage en ciblant d’avantage les populations à risque, de mener des campagnes de formation des professionnels de santé sur la facilité d’emploi et les bénéfices des traitements AAD et de renforcer et soutenir des initiatives locales « d’aller vers » les populations à haut risque, souvent marginales (4).
Selon les dernières données de l’OMS (1) :
50 millions de personnes sont infectées par le VHC à travers le monde
Entre 2015 et 2022, seuls 36 % des personnes vivant avec une hépatite C avaient été diagnostiquées, et seulement une petite fraction de ces patients aurait été traitée : 20 % avaient reçu un traitement curatif (1).
En 2025, seul un pays européen, l’Islande, a réussi a atteindre l’objectif de l’OMS, grâce à son programme « Trap HepC » (Treatment as Prevention for Hepatitis C), initié dès 2016 (5).
L’objectif de l’OMS pour 2030 est l’élimination de l’hépatite C en tant que grave menace de santé publique. Pour atteindre ces objectifs, il est nécessaire de renforcer le dépistage et l’accès aux traitements afin de (3) :
ÉLIMINATION DU VHC EN FRANCE : UN OBJECTIF PARTIELLEMENT ATTEINT, LE DÉPISTAGE RESTE UN ENJEU MAJEUR (6,7).
ÉLIMINATION DU VHC EN FRANCE.
Nombre de patients traités par AAD depuis 2013 (8)
Aujourd’hui, Environ 79 000 patients atteints d’hépatite C restent encore à traiter en France (4)
La prévalence est élevée chez les patients ayant consommé des drogues par voie intraveineuse ou nasale au moins une fois dans leur vie 11 : c’est le principal réservoir de transmission du VHC. Environ 20 à 40 % des nouvelles infections par le VHC surviennent chez les usagers de drogues injectables. 12
Promiscuité et comportements à risque font des prisons des lieux à haut risque de transmission. 11,12
La prévalence de l’ARN du VHC est estimée à 4,8 % en prison. 10
Les personnes provenant de pays à incidence VHC élevée ont un risque important d’être contaminées. 16 Il a été estimé une méconnaissance du statut viral chez ces personnes dans 38 à 89 % des cas selon leur origine géographique. 16
Les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes sont à risque plus élevé 10 : ils représentent presque 10 % des nouvelles infections. 16
Le risque de transmission du VHC était majeur chez les patients transfusés avant la mise en place du dépistage systématique des anticorps anti-VHC sur chaque don de sang en 1992. 16
La prévalence de l’hépatite chronique C chez les patients transfusés avant 1992 est de 1,12 % en France, soit plus élevée que chez ceux sans antécédent transfusionnel (0,24 %). 17
Environ 5 % des patients hospitalisés en psychiatrie seraient porteurs chroniques du virus. 5
OMS : Organisation mondiale de la santé ; VHC : Virus de l’hépatite C ; VIH : Virus de l’immunodéficience humaine.
Références :
FR-UNB-1118 - Décembre 2025